Chronique cinéma…
4 août
Franchement les nouveaux taux des comptes épargnes c’est juste du foutage de gueule. Le CEL à 0,75%, et le livret A à 1,25% net alors qu’il y a tout juste un an il était à 4%, WTF ?!!!! Enfin bref je ne vais pas tergiverser dessus, car rien que d’y penser ça m’énerve !! Vous l’aurez compris, je suis rentrée du boulot. Je suis fatiguée, et j’ai le dos qui tire atrocement. D’ailleurs il va falloir que je trouve une solution parce que sinon je vais faire renaître la douleur de la hernie, et ça je n’en ai pas envie… J’ai envie de dire que tout ça c’est de la faute aux clients, mais je m’abstiendrai, je ne vais pas revenir dessus. Tout ce que j’ai à dire c’est vivement le week end (oui même si je viens juste de reprendre le travail), voir même vivement la paye !!! Déjà ce matin, je savais que je n’aurais pas du me lever. Le ciel n’a fait que de m’envoyer des signes. Lorsque tu prends ta voiture et que celle ci refuse de démarrer, puis lorsqu’elle le daigne enfin tu remarque que tu ne peux plus lâcher l’accélérateur sinon direct elle cale (super pratique quand tu veux tourner, ou que tu souhaites simplement rétrograder), rajoutez à ça l’arrivée en retard au boulot due à la voiture que tu n’as pas pu bien garer dans le parking à cause de son «petit» problème. Tu sais que tu vas passer une bonne journée comme on les aime tous !
Pendant un court instant je me suis cru dans quatre mariages et un enterrement (oui oui j’ai une culture très riche ^^)… Vous savez, au début, lorsque Charles (Hugh Grant) n’arrête pas de dire sa phrase fétiche : «merde»… Bah ça s’était moi ce matin ! Même état d’énervement, même gueule d’endormi !
…Il y a des jours comme ça…
Enfin bref, j’étais venu là pour vous présenter mes coups de coeur du Festival Paris Cinéma alors c’est partit ! Pour rappel, tout de même, je faisais partit du jury émotion donc je vous présente les films qui m’ont le plus ému, le plus touché… Malheureusement je ne pourrais pas tous vous les présenter d’un coup, faudra attendre un autre article pour voir la suite de ma sélection.
Tout d’abord le vainqueur du prix de l’émotion décerné par le jury KOOKAI : L’autre monde de Romain Delange. Je vous avouerai que l’on a pas eu de mal à décerné le prix tout le monde était d’accord ! Ce fut un réel coup de coeur de la part de chacune. Ce film est intimiste, bouleversant et extrêmement bien réalisé et écrit (il est l’adaptation d’une nouvelle publiée au seuil et elle même écrite par Romain Delange ). C’est le récit émouvant d’une amitié entre deux jeunes hommes qui entrent dans leur vie d’adulte, et qui prennent deux chemins différents. Ce film est empreint de nostalgie et de regrets… Et il est très réaliste. De plus, il est raconté sous forme d’un échange épistolaire. Bref, tout est réuni pour faire verser sa petite larme à une fillette comme moi !
Le scénario est maîtrisé, la direction des acteurs est excellente, un très bon court-métrage !
(je le conseille vraiment, bien que l’extrait ci dessus ne retranscrive pas réellement l’ambiance du film… Et puis, si vous avez l’occasion, cela ne vous coûte rien de le visionner. Car il ne dure que 25 minutes.)
L’autre film récompensé, par le public cette fois ci, est Diplomacy de Jon Goldman. Un film très drôle et vraiment très bien écrit. D’ailleurs tout le film repose sur la finesse de ses dialogues…
La secrétaire d’État américaine est sur le point de rencontrer le ministre iranien des Affaires étrangères. Chacun est accompagné d’un interprète : Michaël pour le côté américain et Azar, une jeune femme lumineuse, pour la partie iranienne. Face à la tension croissante, ils improvisent une stratégie tacite commune et se mettent à travestir les propos des dignitaires… Avec brio et énergie, au rythme croissant des regards qui se croisent, Jon Goldman tisse avec sa caméra le chassé-croisé d’une négociation, rendant palpable au fil des échanges une tension contenue toujours sur le point d’éclater. Partant d’un sujet d’actualité brûlant, le film évoque l’incompréhension latente entre l’Iran et les États-Unis et ouvre un questionnement plus large sur la possibilité d’un dialogue. Comment arriver à s’entendre ? Avec une ironie lucide, le film suggère que parfois, il suffirait de déplacer quelques mots : les relations diplomatiques sont parfois tenues par le fil subtil de la rhétorique…
Ce n’est pas à négocier, c’est à voir !
Et enfin autre film qui m’a marqué : Vegas based on a true story d’Amir Naderi, qui lui était en compétition longs métrages, contrairement à ceux que je vous ai présenté au dessus. Il a d’ailleurs reçu le prix de l’avenir. Je ne sais pas comment vous le décrire. L’histoire est touchante, d’autant plus lorsqu’on sait que s’est une histoire vraie, le rythme est lent (mais on ne s’ennuie pas), les acteurs (amateurs) sont bluffant tellement leur jeu est juste, le film est magnifiquement tourné. Les prises de vue qu’il réalise sont magnifiques. Ahlala c’était mon coup de coeur pour les longs métrages. Je suis vraiment contente qu’il ai été récompensé.

Eddie Parker vit avec sa femme Tracy et leur fils Mitch à la périphérie de Las Vegas. D’un milieu modeste, ces anciens joueurs compulsifs tentent aujourd’hui, tant bien que mal, de s’en tenir à une existence « normale ». Mais lorsqu’un étranger énigmatique, qui se prétend ancien marine tout juste rentré d’Irak, arrive chez eux et leur annonce que leur maison cache un trésor, ils rentrent dans une frénésie qui tourne à la folie obsessionnelle. Jusqu’où sont-ils capables d’aller ? Tourné avant la crise financière de 2008, Vegas: Based on a True Story apparaît comme une fable pertinente sur le système économique américain et les promesses non tenues de l’État-providence. Loin des paillettes scintillantes des casinos, l’histoire du film se passe à la périphérie de « Sin City », où le jugement est, paradoxalement, tout aussi brouillé par une soif d’argent incontrôlable. Amir Naderi livre une œuvre formaliste, à la fois sombre et poétique, sur l’obsession consumante et l’addiction. Un conte moral magistral.
… La suite dans un prochain article …






95 €







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