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Mommy – un torrent émotionnel duquel on ne ressort pas indemne

Mommy – un torrent émotionnel duquel on ne ressort pas indemne
In Cinéma / TV / Lecture

J’ai été voir ce week end le film Mommy, dernier né du réalisateur canadien Xavier Dolan – ce jeune cinéaste qui a seulement 25 ans mais déjà 5 films à son actif et une carrière impressionnante. Pour la petite histoire, Xavier Dolan s’investit à 100% dans ses films, à savoir que pour Mommy il écrit, produit, réalise et se charge du montage et des costumes. Rien que ça ! Mais pour en revenir au film, il faut absolument que je vous en parle tant celui-ci est une claque cinématographique. Enfin ce n’est que mon avis mais pour tout vous dire j’ai vraiment aimé ce film qui s’est, très justement, fait remarquer au dernier festival de canne. C’est bien simple,  je me suis laissée emporter par ce tsunami d’émotions.

Synopsis

Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tendent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.

Mon avis

Je ne vais pas y aller par quatre chemins – de toute façon j’ai spoilé mon avis dès le début de l’article. x) J’ai trouvé ce film absolument magnifique ! Il s’en dégage une telle transcendance cinématographique, énergie de vie, créative et émotionnelle, qu’il est difficile de ne pas succomber à son charme.

Certes le films à ses faiblesses, avec une petite tendance du scénario à s’étioler. Néanmoins, et cela n’engage que moi, le travail d’orfèvre et à la maitrise de Xavier Dolan qui, une fois n’est pas coutume, a travaillé la mise en scène et la scénographie jusqu’au-boutiste, rattrape largement les faiblesses. Tout s’emboite et se complete, rien n’est laissé au hasard, que ce soit son utilisation de la musique, du ralenti, la combinaison des deux, les flous artistiques, les jeux de lumière, la couleur… etc.

Le début du film  peut surprendre puisqu’il a opté pour un ratio 1:1, comprendre par là que le film est présenté en format carré parfait. Décision audacieuse qui a priori peut paraître un peu surannée mais qui relève finalement d’un choix esthétique et technique de la mise en scène propre à Xavier Dolan. Les premières minutes du film peuvent donc interpeller, mais on oublie rapidement ce format particulier. Celui-ci a pour unique but de se concentrer sur l’essentiel, à savoir les personnages et les émotions qui circulent entre eux : l’amour, la folie asphyxiante, la violence…ect. Cela fait que le spectateur est directement plongé dans un courant d’émotions exaltées plein de rage et d’ardeur.  De plus, Xavier Dolan, à travers son personnage, joue et fait vivre ce format afin de représenter et de faire ressentir aux spectateurs la liberté, l’équilibre et l’espoir que le personnage peut ressentir à certains moments du film – et c’est là, croyez moi, que le format carré prend toute sa splendeur.

Je me suis délectée des dialogues qui sont finement travaillés et étudiés. Ceux-ci s’enchaînent à vive allure à l’image du rythme du film et des péripéties des personnages. Il est facile de se laisser complètement happer par cette retrospective d’une relation mère-fils dysfonctionnelle, qui explore la façon dont chaque partie pousse l’autre vers la folie.  Surtout que le film est porté par la performance remarquable d’Anne Dorval et d’Antoine-Olivier Pilon, celle de Suzanne Clément est loin d’être en reste je vous rassure. Le trio est époustouflant et d’une grande justesse.

Bref, à travers cet adolescent cherchant à tester l’amour de sa mère, essayant de le mesurer en touchant sa limite – le thème de l’amour entre une mère et son fils est ici disséqué : l’amour maternel est il réellement inconditionnel ?! On aborde de ce fait l’amour complexe et troublant, étouffant et dévastateur, exclusif… Ainsi, Xavier Dolan touche un point sensible, un thème universel, auquel chacun peut s’identifier facilement. Je vous rassure le film est loin d’être gnangnan et ne tourne pas seulement autour de l’amour… mais également de la reconstruction, du bonheur, de la liberté…
En sortant de la séance on a l’impression de s’être fait un cycle de lavage de 2h20 en mode linge très sale dans une vieille machine des années 80. Comprendre par là qu’on est  chamboulé, mais surtout on ressort de ce film encore plus vivant, plus humain, et chargé d’émotions !
 

Verdict ?

Mommy est un film magnifique, hystérique et exaltant qui prend aux tripes ! Il est tout simplement marquant, qu’on aime ou qu’on aime pas on en ressort pas indemne. C’est un cinéma non formaté accompagné d’une bande son absolument parfaite. A voir absolument !!

Comments (6)

  1. Estelle 3 années ll y a

    Voici qui m’a donné envie de voir ce film, pourtant à la base je n’étais pas vraiment convaincue à voir donc…

    • Auteur
      Asuka 3 années ll y a

      Ah une chose est sûre on ne reste pas insensible à ce film ! A voir absolument ! :)

  2. auroreinparis 3 années ll y a

    C’est ce que tous ceux qui ont vu le film ont exprimé autour de moi : un véritable lessivage émotionnel. Très fort de la part de Dolan, qui en plus de nous remuer les tripes l’a fait avec une vraie classe artistique. On attend le prochain …

    • Auteur
      Asuka 3 années ll y a

      Oh que oui et avec impatience ! <3

  3. Aurélie 2 années ll y a

    J’ai aussi adoré ce film qui m’a vraiment émue et touchée. J’étais vraiment prise dedans et j’y suis restée encore plusieurs heures après être sortie de la salle. La réalisation est vraiment impressionnante et l’acteur (et les actrices) ont un talent indéniable.

  4. Un bien agréable moment, loin de l’automne grisâtre de Paris !

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